{"id":168,"date":"2016-09-16T17:00:40","date_gmt":"2016-09-16T16:00:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.antiquite-avenir.org\/?p=168"},"modified":"2016-11-19T15:35:55","modified_gmt":"2016-11-19T14:35:55","slug":"textes-des-membres-fondateurs-test","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.antiquite-avenir.org\/?p=168","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 Yves Bonnefoy"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>Yves Bonnefoy<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>In memoriam <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La cause des Humanit\u00e9s perd avec Yves Bonnefoy, qui nous a quitt\u00e9s le 1<sup>er<\/sup> juillet dernier, un de ses soutiens les plus fid\u00e8les et les plus convaincus. En t\u00e9moignent ses interventions et ses conf\u00e9rences g\u00e9n\u00e9reusement dispens\u00e9es aupr\u00e8s des jeunes publics des lyc\u00e9es et des universit\u00e9s. A son habitude, c\u2019est avec empressement et une grande gentillesse qu\u2019il avait accept\u00e9 de faire partie du Comit\u00e9 d\u2019Honneur d\u2019Antiquit\u00e9-Avenir\u00a0; si sa grande fatigue ne lui permettait plus les derniers temps de se d\u00e9placer pour honorer de sa pr\u00e9sence telle ou telle manifestation, il n\u2019a eu de cesse de rappeler combien la sant\u00e9 de notre soci\u00e9t\u00e9 et celle de l\u2019Europe, malade de son d\u00e9ficit culturel, avaient plus que jamais besoin de ces deux langues, le latin et le grec, \u00ab\u00a0deux des voix primordiales dans la grande r\u00e9clamation que la parole a fait retentir sur la terre\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>\u00a0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Yves Bonnefoy est revenu souvent sur le r\u00f4le jou\u00e9 par le latin dans sa vocation et son exp\u00e9rience de la po\u00e9sie, dont on sait \u00e0 quel point elle est chez lui arrim\u00e9e au souci d\u2019une parole au plus pr\u00e8s, au plus juste de la pr\u00e9sence. Son commentaire de la quatri\u00e8me <em>Bucolique<\/em> de Virgile, ce premier grand texte de la tradition pastorale, dit cette d\u00e9couverte, avec\u00a0\u00ab\u00a0la touffue et r\u00e9sonante syntaxe latine\u00a0\u00bb, d\u2019une lumi\u00e8re \u00e0 m\u00eame de \u00ab\u00a0transgresser dans le mot ce qui fait notion de la chose\u00a0\u00bb\u00a0; cette lumi\u00e8re \u00abmontait dans ce po\u00e8me, en cela augural, sacr\u00e9, qui \u00e9tait \u00e0 mes yeux la terre m\u00eame\u00a0\u00bb. Mais plus pr\u00e9cieux encore, parce que riche de toutes les heureuses tensions qui nourriront son itin\u00e9raire po\u00e9tique, le r\u00e9cit qu\u2019il fait dans <em>L\u2019Arri\u00e8re- pays<\/em><a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> de son apprentissage du latin en classe de sixi\u00e8me, son \u00e9merveillement et sa fascination devant cette langue \u00e0 m\u00eame d\u2019aller plus intimement aux relations signifiantes \u2013 impressions converties \u00e9videmment par l\u2019enfant en images \u2013 et que la connaissance des questions de lieu, avec son extravagante richesse, allait porter \u00e0 l\u2019extase\u2026\u00a0\u00ab\u00a0J\u2019eus l\u2019espoir que le latin, langue plus avertie, alg\u00e8bre de la parole en exil, me permettrait de comprendre pourquoi je me sentais \u00e9gar\u00e9 et o\u00f9 il fallait que je cherche\u00a0\u00bb. Et le <em>eo Romam<\/em> \u2013 \u00ab\u00a0Quelle transitivit\u00e9 magnifique, quelle adh\u00e9rence substantielle du mouvement \u00e0 son but\u00a0! Quelle preuve de la puissance de la parole\u00a0!\u00a0\u00bb \u2013 ach\u00e8ve de donner \u00e0 cette d\u00e9couverte, non sans l\u2019humour tendre qui accompagne ce souvenir d\u2019enfance, la valeur augurale d\u2019une promesse. On retrouve les traces de cette r\u00e9v\u00e9lation dans l\u2019\u00e9vocation d\u2019un conte lu dans l\u2019enfance, les <em>Sables rouges<\/em> qui met en sc\u00e8ne le p\u00e9riple d\u2019un jeune arch\u00e9ologue, en qu\u00eate d\u2019une Rome qui se d\u00e9robe, sur les pas, comme le h\u00e9ros de la nouvelle de Jensen, d\u2019une myst\u00e9rieuse <em>Gradiva<\/em>. La langue latine accompagne ainsi dans la po\u00e9sie de Bonnefoy ces \u00eatres, <em>peregrinantes in noctem<\/em>, qui s\u2019acheminent dans le<em> darkside<\/em> de l\u2019existence, la <em>selva oscura <\/em>; comme pour le Klossowski du <em>Bain de Diane,<\/em> elle sera \u00ab\u00a0langue \u00e0 la fois originelle et seconde par quoi l\u2019invention litt\u00e9raire se d\u00e9tachera mot pour mot de la parole de tous les jours\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certes, cet apprentissage, \u00e0 la lettre <em>bouleversant<\/em>, \u00a0sur lequel il revient dans <em>L\u2019\u00e9charpe rouge<\/em>, \u00e9meut et s\u00e9duit parce qu\u2019il s\u2019agit de celui d\u2019un grand po\u00e8te, comme tous les po\u00e8tes gardien du m\u00e9morable, qui trouve les mots pour dire sa fascination pour l<em>\u2019humus<\/em> myst\u00e9rieux d\u2019une langue dont on sait qu\u2019elle aura \u00e9t\u00e9 et qu\u2019elle reste pour bien des \u00e9crivains et po\u00e8tes contemporains, \u00ab\u00a0une affaire importante\u00a0\u00bb. Mais nous importe au moins autant le souci de Bonnefoy de r\u00e9concilier <em>Le latin, la d\u00e9mocratie, la po\u00e9sie<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a><\/em>, de dire \u00e0 quel point il \u00e9tait important de subordonner l\u2019apprentissage des langues anciennes aux int\u00e9r\u00eats d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0;\u00a0 et donc son invitation \u00e0 les \u00ab\u00a0enseigner autrement\u00a0\u00bb. Sur ce point Yves Bonnefoy pourrait \u00eatre rassur\u00e9, lui qui avouait ing\u00e9nument \u00ab\u00a0Je n\u2019\u00e9tais pas toujours heureux en classe de latin et pour de bonnes raisons\u00a0\u00bb\u2026 Voil\u00e0 belle lurette que cet apprentissage s\u2019est d\u00e9barrass\u00e9 des pesanteurs formelles h\u00e9rit\u00e9es de l\u2019\u00c9cole de la tradition latine, et que l\u2019on ne songe plus \u00e0 punir l\u2019enfant qui n\u2019a pas su distinguer dans un r\u00e9cit de bataille le bouclier long, <em>scutum<\/em>, du bouclier rond\u00a0: <em>clipeus<\/em>\u00a0\u2026 Mais son conseil reste pr\u00e9cieux ne plus faire, qu\u2019il s\u2019agisse du latin ou du grec, \u00ab\u00a0de l\u2019apprentissage d\u2019arides d\u00e9tails un passage oblig\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0; tout comme celui, si l\u2019on veut sensibiliser de jeunes esprits aux \u00ab\u00a0superbes vocables fondamentaux des langues classiques\u00a0\u00bb, de mettre \u00e0 leur disposition de beaux textes, non seulement ces textes \u00ab\u00a0qu\u2019\u00e9claire sp\u00e9cifiquement la recherche contemporaine\u00a0\u00bb sous l\u2019\u00e9gide des Sciences humaines, mais aussi les textes de ces \u00ab\u00a0grands po\u00e8tes latins , po\u00e8tes de l\u2019affection pour le lieu terrestre\u00a0\u00bb\u00a0: la grande le\u00e7on des <em>Bucoliques<\/em>, ou des <em>G\u00e9orgiques<\/em> de Virgile, celle des <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> d\u2019Ovide, de ces \u0153uvres susceptibles de nourrir la vie des modernes que nous sommes, dont Montaigne disait qu\u2019elles sont\u00ab\u00a0paroles <em>ains<\/em> de vent mais de chair et d\u2019os\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Reste l\u2019essentiel, ce viatique que sont les langues anciennes pour qui veut s\u2019aventurer dans le langage en citoyen responsable :\u00a0\u00ab Pas de soci\u00e9t\u00e9 authentiquement d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb, nous dit Bonnefoy, qui ne soit \u00e0 m\u00eame de d\u00e9jouer dogmes, syntagmes fig\u00e9s, horizontalit\u00e9 ossifi\u00e9e du langage par un cheminement averti dans l\u2019histoire de la langue,\u00a0 \u00ab\u00a0sa profondeur et ses dimensions multiples\u00a0\u00bb, un voyage dans les mots qui rend \u00e0 l\u2019\u00eatre parlant sa pleine libert\u00e9, en m\u00eame temps qu\u2019au r\u00e9f\u00e9rent us\u00e9, d\u00e9sodoris\u00e9, \u00ab\u00a0son autorit\u00e9 perdue\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Yves Bonnefoy qui a traduit les grandes \u0153uvres de la tradition europ\u00e9enne, s\u2019inqui\u00e9tait aussi d\u2019une crise de la communication po\u00e9tique, r\u00e9sultat d\u2019une production critique dont les d\u00e9rives s\u00e9miologiques opacifiantes ont lourdement grev\u00e9 ce besoin imm\u00e9diat du sens dont les jeunes g\u00e9n\u00e9rations en particulier ont besoin. Il rappelait combien les grandes \u0153uvres de la po\u00e9sie antique, Hom\u00e8re ou H\u00e9siode, Virgile, Ovide, \u0153uvres tout \u00e0 la fois d\u2019images et de pr\u00e9sence, t\u00e9moignaient d\u2019une volont\u00e9 de communiquer avec le lecteur \u00ab\u00a0au plus haut de l\u2019invention collective\u00a0\u00bb. Dans une belle conf\u00e9rence, <em>La po\u00e9sie et<\/em> <em>l\u2019Universit\u00e9<\/em>, il jugeait urgent de ranimer\u00a0\u00ab\u00a0le commerce du po\u00e8te et du professeur, ancien dans notre civilisation de l\u2019occident\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> . La terrible crise que traverse l\u2019\u00c9cole, et le malheureux sort fait aux langues anciennes lui d\u00e9chiraient le c\u0153ur\u00a0: de leur effacement, disait-il, comme Michel Deguy, \u00ab\u00a0nous resterions inconsolables\u00a0\u00bb. Ces deux langues de haute culture, Bonnefoy r\u00eavait pour elles d\u2019une nouvelle rencontre\u00a0: c\u2019est le sens de la conclusion au parall\u00e8le qu\u2019il propose entre l\u2019Italie et la Gr\u00e8ce , apr\u00e8s avoir expos\u00e9 ce qui fait \u00e0 ses yeux la sp\u00e9cificit\u00e9 de chacune de ces langues\u00a0: \u00ab\u00a0l\u2019une \u2013 le grec \u2013 disant la forme, sa capacit\u00e9 organisatrice, sa richesse morale \u2013 le nombre n\u2019enseigne-t-il pas la mesure \u2013 autant que sa promesse m\u00e9taphysique\u00a0; et l\u2019autre \u2013 le latin \u2013 sachant le contenu d\u2019images irr\u00e9ductibles, de d\u00e9sirs, de passions \u00e9tranges, d\u2019extases aussi que la chair et le sang ne cessent de faire na\u00eetre. La forme qui rassemble\u00a0; et ce qui assaille la forme\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faisons n\u00f4tre, avec le souci que se fasse toujours plus f\u00e9cond et confiant le dialogue avec les magnifiques civilisations du pourtour m\u00e9diterran\u00e9en, et avec la conscience de ce que cette promesse porte d\u2019utopie active en ces jours de \u00ab\u00a0ciel plomb\u00e9\u00a0\u00bb la belle clausule de sa r\u00e9flexion\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0J\u2019imagine un nouvel art \u00ab\u00a0grec\u00a0\u00bb de la proportion, une nouvelle \u00e9criture \u00ab\u00a0italienne\u00a0\u00bb du foisonnement des images, renaissant ici ou l\u00e0 dans le monde parmi nos remuements de mati\u00e8re brute et de signes vides, et avec vocation cette fois de se rencontrer, de s\u2019unir. (\u2026) . Comme dirait Plotin, ce Grec d\u2019Italie\u00a0: c\u2019est alors que nous n\u2019avancerions plus \u00ab\u00a0sur une terre \u00e9trang\u00e8re\u00a0\u00bb \u00bb<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><strong>[6]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u00e9cilia Suzzoni (vice-pr\u00e9sidente d&rsquo;Antiquit\u00e9-Avenir et pr\u00e9sidente d&rsquo;honneur d&rsquo;ALLE, Association le Latin dans les Litt\u00e9ratures Europ\u00e9ennes)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> <em>Quelques livres qui ont compt\u00e9<\/em>, in <em>Entretiens sur la po\u00e9sie<\/em>, Paris, Mercure de France, 1990, p. 339.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> <em>L\u2019Arri\u00e8re-pays<\/em>, Paris, Po\u00e9sie\/Gallimard, 2003, pour les citations qui suivent, p.107-114.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Le latin, la d\u00e9mocratie, la po\u00e9sie, Postface de <em>Sans le latin \u2026,<\/em> Mille et une nuits, Fayard, Paris, 2012.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Montaigne, <em>Essais<\/em>, Pierre Villey dir., Paris, PUF, 2004, Livre III, chapitre V, \u00ab\u00a0Sur des vers de Virgile\u00a0\u00bb, p.873.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> <em>Entretiens sur la po\u00e9sie<\/em>, op.cit., p.204.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> <em>L\u2019Italie et la Gr\u00e8ce<\/em>, in <em>Entretiens sur la po\u00e9sie<\/em>, op.cit., p.349-351.<\/p>\n<!-- AddThis Advanced Settings generic via filter on the_content --><!-- AddThis Share Buttons generic via filter on the_content -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yves Bonnefoy In memoriam La cause des Humanit\u00e9s perd avec Yves Bonnefoy, qui nous a quitt\u00e9s le 1er juillet dernier, un de ses soutiens les plus fid\u00e8les et les plus convaincus. 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